LE CROYANT MACRON (2)
I. LES IDOLES MACRONIENNES.
Quand on voit les façons de procéder de ce Croyant et qu’on entend sa façon de parler ; quand on voit la façon dont il conçoit le débat et la manière qu’il adopte pour prendre les décisions ; quand on voit le cas qu’il fait des syndicats, des Français, et des députés mêmes, il saute aux yeux que l’idole Pouvoir est celle qui trône en majesté au milieu de ses joujoux et qui même peut-être lui sert chaque soir de doudou.
Par ailleurs, cet Emmanuel, en fait de « Dieu est avec nous », est surtout le petit dieu qu’il est avec lui-même, « Dieu avec moi puisque je suis Dieu » (il l’/s’appelait même Jupiter…) ; cet Emmanuel, en fait de messie, est surtout celui qui annonce l’ère Macron au monde ébahi par l’intermédiaire de l’Europe ébaubie ; autrement dit, l’idole « gloire » est celle qu’il dore et qu’il adore, celle qu’il brique et qu’il astique.
Le Croyant Macron : « Moi ! Moi ! Moi ! » avec le corollaire sous-entendu « Silence, bande d’abrutis ! »
Reste l’idole Avoir. Quels sont les biens de M. Macron ? Et surtout, jusqu’où est-il prêt à aller pour que s’enrichissent toujours plus tous ceux des industriels et autres grands patrons qui sont les plus confits en macronie (sous le couvert du Mythe « ruissellement » ou « concurrence libre et non faussée ») ?
C’est ici qu’il faut retrouver l’Europe, évoquée juste au-dessus.
II. L’EUROPE MACRONIENNE.
Ah ! l’Europe… À l’origine une jolie nymphette dont le grand Zeus tomba fou amoureux, au point de se transformer en taureau blanc pour l’enlever sur son dos et aller lui faire l’amour quelque part en Crète (une sorte de tourisme sexuel mythologique). Or Zeus, c’est Jupiter ; c’est le même, ici nommé par les grecs, et là par les latins, le même bovin divin sur les deux flancs de l’Adriatique. Comme ce grand cornu va bien à M. Macron ! Combien ce gros couillu lui sied fort, lui qui viole cette malheureuse Europe, cette Europe qui pourrait être si belle si les Croyants mondains façon maquereaux n’en faisaient cette pauvre fille fardée façon putain dans le sein de laquelle se gavent quelques-uns et crève d’angoisse le grand nombre !
Ces Croyants mondains du Système Europe sont tous taillés sur le même patron, c’est-à-dire sur le patron du grand patron, dont M. Macron représente le spécimen le plus brillant et le plus lisse. Et c’est là qu’il faut le détromper, le démentir, le démythiser. Ni Dieu ni maître, lui ? Merveille ! Ce Croyant qui croit en soi est en fait l’exécuteur des basses œuvres des maîtres qui siègent à Bruxelles, au sommet du Système Europe. Le Croyant Macron croit décider qui obéit servilement aux Injonctions bruxelloises ; il se croit Dominant qui n’est qu’un Dominé aux ordres et à la botte. La réforme des retraites ? Une Injonction de Bruxelles, et le Croyant Macron l’impose en relevant le menton – pour la seule raison qu’il désire, après avoir été deux fois président de la République française, devenir président de la Commission de l’UE… Désir, Désir, Désir !!!
Mais le Désir a un prix, mais Dieu même a un coût : le Croyant Macron le fait acquitter par les autres. En termes religieux, cela s’appelle un sacrifice – croyance = violence.
III. LE DÉVOIEMENT DE L’HYMNE.
L’Europe a pour emblème sonore l’Hymne à la Joie. Je ne suis pas sûr que ce pauvre Ludwig se fût beaucoup réjoui, au moment où il a composé le morceau, qu’un certain Emmanuel Macron choisirait de le faire retentir, au soir de sa première investiture, pour accompagner sa longue marche vers le sommet doré du Système en forme d’Élysée. Beethoven a composé un hymne à l’humanité, à la transcendance vraie, c’est-à-dire à l’intérêt général ou, dans l’acception la plus pure du mot, au Politique. Le Croyant Macron l’a dévoyé avec sa transcendance fausse bruxelloise et mondaine, c’est-à-dire en le fourvoyant, au nom de l’intérêt particulier, dans le pire du Religieux.
Honte à lui et pauvres de nous !